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Déchets : vers la pesée embarquée pour tous

Lionel Quillet, président de la CdC, veut remettre à plat l’utilisation des déchèteries par les professionnels. «Certains professionnels ne respectent pas l’obligation qui leur est faite de déposer leurs déchets aux Hauts de Turpines, et utilisent les déchèteries destinées au public. Ce qui leur évite d’avoir à payer pour leurs dépôts, sans parler de ceux qui pratiquent le travail au noir. Les déchets sont le poste budgétaire le plus important de la communauté de communes. Les déchèteries de l'île de Ré sont toujours plus ou moins déficitaires, mais si on ne respecte pas la règle du jeu, le déficit explose. Comme ce déficit est couvert par la taxe des ordures ménagères, s’il devient trop important, cela retombe sur la fiscalité.»
Désormais, tous les professionnels, artisans, commerçants, agriculteurs ou restaurateurs, seront facturés au poids pour leurs dépôts dans les déchèteries. «Il faut que les activités professionnelles payent le prix réel du traitement de leurs déchets, sans qu’il soit transféré sur les ménages.»
A terme, la CdC se dirige vers la pesée embarquée des déchets pour tous, une obligation qui figure d’ailleurs dans le Grenelle de l’environnement. «Il faudra sans doute une dizaine d’années pour y parvenir, précise Lionel Quillet, mais ce système permettra de répartir la charge du traitement des ordures le plus équitablement possible : chacun paiera en fonction du volume de déchets qu’il produit et non de la superficie de sa résidence.»
Toujours dans le domaine des déchets, la communauté de communes va renforcer la lutte contre les dépôts sauvages, trop nombreux sur l’île, en commençant par en effectuer le recensement.

 
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