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L'écotaxe déplafonnée
L'Assemblée nationale a adopté, en septembre, un amendement permettant de déplafonner l'écotaxe perçue lors du passage sur le pont de Ré. Le péage, en effet, doit disparaître en 2012 puisque l'emprunt ayant servi à financer le pont arrivera à échéance.
«Le 22 septembre 2009 devient ainsi une date clé dans la préservation des espaces naturels de l’île de Ré.» C’est ainsi que Lionel Quillet, président de la communauté de communes de l’île de Ré, a conclu son communiqué de presse relatif au vote de l’amendement pour aménager le dispositif actuel de l’écotaxe sur les ouvrages d’art reliant les îles maritimes au continent. Il a été adopté par l’Assemblée nationale le 22 septembre. «La perception du montant de l’écotaxe s’inscrira alors dans une sélection en faveur de la protection de l’environnement, faisant ainsi écho à une logique de territoire. Les sommes reversées par le Département, qui percevra cette écotaxe, seront destinées à la gestion environnementale : mise en place d’une brigade d’écogardes, entretien des zones humides, protection de l’estran, préemption d’espaces naturels…»
Enfin, l’écotaxe se valorisera également par le transport, modalité ajoutée à la demande de Lionel Quillet dans le projet d’amendement. L’objectif de réduire le flux des voitures particulières sera donc envisageable par le développement des transports en commun fonctionnant avec des véhicules propres. Cet amendement stipule que le Département pourra percevoir un droit de passage, dont il fixera le montant en modulant un montant forfaitaire de 20 € par un coefficient compris entre 0,2 et 3. Cette mesure ne devrait pas modifier sensiblement l’actuel coût de passage sur le pont de l’île de Ré, auquel elle est appelée à s’appliquer à partir du 1er janvier 2012. Pour Dominique Bussereau, président du Conseil général et secrétaire d’Etat aux transports, «cette mesure indispensable à la régulation du trafic automobile dans un espace à l’équilibre très sensible, permettra d’augmenter considérablement les moyens ainsi dégagés pour la protection, le développement durable des espaces naturels et les transports publics.»
Dès 2006, les élus de Rivedoux ont décidé de lancer le débat sur l’après péage en organisant un colloque. Le 31 décembre 2011, en effet, le crédit ayant permis de financer le pont sera soldé et le péage devrait alors disparaître. Les élus estimaient alors que plusieurs solutions devaient être envisagées pour limiter l’affluence. Parallèlement, le maire se demandait aussi si la gratuité du péage pour les résidents n’était pas responsable d’une partie de l’augmentation du trafic. «Si nous avions continué à payer, même une somme très faible, nous gérerions mieux nos déplacements et nous aurions moins tendance à passer le pont systématiquement, et, en outre, nous aurions davantage de crédibilité vis-à-vis de l’extérieur. Cela montrerait la volonté des Rétais de protéger leur environnement.» Finalement, le colloque s’est tenu le 12 mai 2007 et a réuni 250 personnes (JdP n° 15). L’expérience était renouvelée le 1er décembre. Il s’agissait alors de recueillir les témoignages des élus oléronais suite à la suppression de leur propre péage (JdP n° 18). En juillet 2008, une délégation d’élus rétais et de techniciens du Conseil général allait plaider la cause de la hausse de l’écotaxe auprès de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et du Développement durable. Les services du ministre devaient alors lancer un projet de loi (JdP n° 22). Chose faite le 22 septembre dernier avec le vote de cet amendement.
 
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