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Sainte-Marie - Les Grenettes : le maire, les surfeurs et le poste de secours
Une pétition, une altercation en séance publique du conseil municipal : le projet de construction d'un poste de secours aux Grenettes avancé par la mairie a soulevé la tempête.
Au départ, le projet de la mairie – construire une cabane démontable de 35 m² munie de sanitaires à usage de poste de secours dans le cadre d'un projet d'aménagement du site des Grenettes – pouvait sembler anodin. C'était sans compter avec les surfeurs. Une pétition lancée par l'un d'entre eux en octobre a rapidement recueilli plus de deux cents signatures. Selon les surfeurs, la création d'un poste de secours à cet endroit ne se  justifie pas. «Les baigneurs ne viennent pas ici, car l'endroit est dangereux, explique Richard Auger, ancien élu de Rivedoux et surfeur, et les surfeurs n'ont pas besoin de poste de secours.»
L'annonce que la cabane, en plus du poste de secours, hébergerait les bureaux du Surf Club rétais, dont le responsable souhaitait en faire un lieu «convivial», a achevé d'échauffer les esprits. Certains ont vu surgir le spectre de l'installation d'une paillote à la mode corse, avec snack-bar et parasols. «Nous pouvions craindre en effet, poursuit Richard Auger, compte tenu des contraintes en matière de préservation de l'environnement qui pèsent sur le site, que le poste de secours ne soit que le prétexte à l'installation d'une activité commerciale. Sur le plan juridique, le tribunal administratif aurait sans doute d'ailleurs pu y trouver à redire.»
Le maire, Gisèle Vergnon, proteste de ses bonnes intentions. «Les Grenettes est un spot de surf qui jouit d'une réputation quasi internationale, on y vient souvent de loin, et je souhaitais que les surfeurs puissent y disposer d'un lieu d'accueil convenable. Par ailleurs, au fil des années, ce lieu est devenu immonde, le papier rose y fleurit. Installer des toilettes, c'est aussi protéger l'environnement. Et ce site doit être accessible à tous, et pas seulement aux surfeurs.» Fin novembre, Gisèle Vergnon a décidé de calmer le jeu. Une réunion de conciliation s'est tenue à la mairie. Les élus, les représentants des surfeurs et ceux du Surf Club rétais ont confronté leurs arguments, et le projet de poste de secours a été abandonné. L'espace de stationnement sera réduit au profit d'une remise en état naturel d'une partie de la dune. «Nous allons redonner à ce lieu son caractère sauvage», écrit Gisèle Vergnon.
Les surfeurs ont cependant transigé sur un point, et admis la construction de sanitaires, la Direction départementale des affaires saniatires et sociales ayant soulevé l’insalubrité des lieux en période de forte fréquentation.
 
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