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Rivedoux - «Les petits piquets pour arrêter le sable, c’est fini !»
Solidarité exemplaire
75 maisons touchées à Rivedoux, et des relogements qui se sont faits dans la douceur. «ça s’est fait très spontanément, souligne Patrice Raffarin, le maire de la commune. Certains propriétaires ont prêté leurs résidences secondaires. J’ai apprécié la richesse de ces relations humaines. ça a permis d’atténuer les difficultés morales en relogeant les familles dans le voisinage.» Le maire salue au passage le «boulot exceptionnel, avec un vrai esprit d’équipe» des services techniques et administratifs de la mairie.

Priorité à l’accompagnement des commerçants-artisans-ostréiculteurs
25 professionnels ont été sinistrés par la tempête, des ostréiculteurs dont les parcs ou les cabanes ont été endommagés, aux commerçants qui ont vu leurs boutiques submergées, en passant par les artisans. «Ils sont les garants de l’activité économique, et cette tempête est arrivée à un moment terrible, juste avant les vacances de printemps. Il faut donc les accompagner pour la prise en charge des dégâts dans un premier temps, pour la relance de leur activité dans un second», affirme Patrice Raffarin. La mairie de Rivedoux organise ainsi tous les trois jours des réunions, afin de donner aux concernés les informations les plus fraîches et pour les aider à monter les dossiers d’indemnisation.

Défense de la côte : arrêter le gaspillage au sud
Sur la côte nord, la digue de la rue du Moulin, refaite récemment, a très bien résisté. Par contre, le parking situé derrière la coopérative maritime a été inondé, ce qui a permis à l’eau d’emprunter la RD 735 pour envahir la partie la plus basse du village. Soulignant ce «point faible», Patrice Raffarin compte s’attaquer au prolongement de la digue de la rue du Moulin, jusqu’au restaurant scolaire. «C’est très modeste, cela fait seulement 200 mètres. C’était tellement flagrant que j’ai aussitôt demandé une autorisation à Monsieur le préfet pour finir cette digue.» Si les protections de la côte nord ont globalement apporté satisfaction, notamment les enrochements en diorite «qui n’ont pas bougé», la côte sud reste assez fragile, surtout au niveau du Défend. Le maire compte lancer une vraie étude pour protéger cette zone, longée de près par la route départementale. Déjà, il se demande si les anciennes écluses à poisson, placées là par les anciens «qui avaient compris qu’il fallait protéger la côte à cet endroit», ne pourraient pas jouer un rôle salvateur. «C’est quand les écluses ont disparu que la côte a commencé à disparaître. On pourrait peut-être recréer un système de protection à l’emplacement même des anciennes écluses.» En ce qui concerne le trait de côte au sud, le maire souhaite des protections pérennes. Il prévient qu’il se montrera intransigeant, car Xynthia est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase : «Les petits piquets pour arrêter le sable, c’est fini. Il faut arrêter, c’est du vrai gaspillage d’argent public.»
 
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