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Deux mois d’actualité

Premières aides pour les agriculteurs
De passage à La Rochelle le 4 juin, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a annoncé le déblocage des premières aides pour les agriculteurs touchés par la tempête Xynthia. Ceux-ci doivent toucher une aide comprise entre 5 000 et 6 000 euros par exploitation, qui concerne l’allégement des intérêts d’emprunts, la prise en charge des cotisations MSA (Mutualité sociale agricole) et les sommes dues au titre du Fonds de calamité agricole. Par ailleurs, une aide de l’Union européenne, évaluée à 30 millions d’euros, doit compléter ce dispositif. Une aide destinée à la désalinisation des terres et au financement des pertes pour les futures récoltes.

500 millions d’euros pour le «Plan digues»
Le «Plan digues», présenté le 13 juillet en Conseil des ministres par Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable, prévoit le renforcement de 1 200 km de digues fluviales et maritimes grâce à un budget de 500 millions d’euros d’ici 2016. Le plan, promis par Nicolas Sarkozy après la tempête du 28 février, repose sur six axes de travail : maîtriser l'urbanisation dans les zones à risques, améliorer la chaîne «prévision, vigilance, alerte», renforcer les digues et systèmes de protection, organiser la maîtrise d'ouvrage des digues, renforcer les contrôles de sécurité des ouvrages de protection, améliorer la connaissance et la culture du risque. Pour sa partie prévention, il suggère l'identification, d'ici fin 2010, des «zones à hauts risques» de submersion, qui bénéficieront d'un plan de prévention des risques (PPR) dans les trois ans. Quant aux communes dotées d'un PPR, comme c’est déjà le cas pour l’île de Ré depuis 2002, elles devront adopter et tester un «plan de sauvegarde» leur permettant d'alerter et, si nécessaire, d'évacuer les populations. Il recommande aussi une révision des PPR «dont très peu prennent en compte le risque de submersion marine». Le Fonds Barnier pourra financer jusqu’à 40 % de ce plan. Des Fonds européens FEDER pourront être mobilisés en complément. D’après Jean-Louis Borloo, ce plan devrait permettre de doubler le rythme actuel des investissements dans le renforcement des digues ». En outre, ce «Plan digues» propose un transfert de compétences aux communes et départements avec, dès janvier 2011, un contrôle renforcé et des sanctions administratives et pénales.

Concernant les digues rétaises, rappelons qu’il y a eu une première phase, celle des travaux d'urgence. Il s’agissait de remonter les digues avant l'échéance du 31 mars suivant, et un coefficient de marée annoncé de 112. L'État et l'Union européenne ont chacun absorbé 40 % de la dépense, le Conseil général 20 %. La phase 2 qui s'est ouverte en juin, avait pour objectif de consolider ce qui avait été fait. A la fin de l'année, 20 millions auront été consacrés au total à ces interventions d'urgence. Viendra alors la phase 3, celle de l'analyse en profondeur de chaque digue afin de choisir, dans chaque cas de figure, les bonnes techniques de protection à mettre en œuvre. Le «Plan digue» sera soumis à un large processus de concertation jusqu'en octobre associant les différentes parties prenantes. Un comité de pilotage chargé du suivi du plan sera également mis en place à l'issue de cette concertation et les premières opérations de renforcement d'ouvrages pourront être sélectionnées d'ici à la fin de 2010.
 

 
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