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A la découverte des trésors de Ré
Parcourir l’île à vélo est le meilleur moyen de découvrir les innombrables richesses rétaises. Nous avons imaginé puis testé trois circuits thématiques, entre découverte de la nature, du terroir et de l’architecture. C’est parti !

Circuit «Découverte de la faune et de la flore»

40 km. La Couarde, Ars, Les Portes, phare de Saint-Clément,Saint-Clément, Ars, La Couarde.

Fiche technique
Pour ce parcours, assez exposé au vent dans sa première partie, prévoir la journée. Pour les sportifs, une demi-journée peut suffire, à condition d’éviter les pauses trop longues.
Les plus : grande diversité de paysages, découverte de la faune et de la flore de l’île de Ré qui passionnera autant les enfants que les adultes, possibilité de «piquer une tête» sur quelques unes des plus belles plages de l’île.
Les moins : parcours assez exigeant physiquement en raison de sa longueur, présence du vent et de la chaleur, certaines lignes droites assez indigestes.
Conseils pratiques : prévoir eau, casquette et crème solaire, car il y a très peu d’ombre sur la première partie du parcours, jusqu’aux Portes. Le petit plus : une paire de jumelles pour observer la grande richesse écologique du parcours, notamment les nombreuses espèces d’oiseaux. Visite de la maison du Fier, gérée par la Ligue de protection des oiseaux, aux Portes.

 

Départ de la place de l’Eglise de la Couarde. Prendre la rue des tuileries. Au bout, traverser la route départementale 735 en empruntant le passage aménagé, puis continuer sur la route du Goizil. Attention, 200 mètres plus loin, la piste en direction d’Ars est mal indiquée. Ne pas prendre la route qui va vers la mer, mais celle sur la gauche qui part à travers les vignes. C’est parti pour un peu plus de 8km avant d’arriver à Ars. Au croisement suivant (Ars à 6,5 km), possibilité d’aller «piquer une tête» à la plage des Prises (située à 1,5 km sur la gauche). Peu à peu, les vignes laissent place à un paysage de marais. On entre dans l’univers du Fier d’Ars, sorte de petite mer intérieure réputée pour  l’exploitation du sel. La production, de 30 000 tonnes par an au xixe siècle, est passée à environ 2 000 tonnes aujourd’hui. L’avenir de ces marais salants est cependant relancé depuis une dizaine années grâce à l’installation de jeunes sauniers, qui sont aujourd’hui une centaine sur l’île. Sur la droite de la piste, on a même la possibilité d’acheter son sel au milieu du marais, où un saunier a planté son parasol et son banc… La vraie carte postale (photo) !  

Quelques centaines de mètres plus loin, c’est une autre richesse du marais qui se dévoile au visiteur. Mais que peut bien faire cette Rétaise, accroupie des ciseaux à la main au bord d’un étang (photo) ? La salicorne, bien sûr ! Cette plante basse et charnue, adore les sols riches en sel marin. Ici, elle est servie… Ses pousses tendres sont comestibles. Confites dans du vinaigre, un peu comme les cornichons, elles sont consommées comme hors d'œuvre, ou bien en omelette ou dans les salades. On peut aussi les préparer comme des haricots verts.

Un peu plus loin, au niveau de la passe du Martray (l’endroit où l’île de Ré est la plus étroite), une entreprise s’est même spécialisée dans la culture de la salicorne, en faisant une petite activité économique, certes plus modeste que la saliculture. A environ 3km d’Ars, la piste devient plus sinueuse. La haie du centre de vacances de la Davière brûlée par le sel porte les stigmates de la tempête Xynthia du 28 février dernier, tout comme les digues de terre, fraîchement rehaussées. Au loin, on distingue le célèbre clocher noir et blanc d’Ars, qui servait autrefois d’amer (repère terrestre) aux marins. Si vous prenez une photo et que le clocher vous parait légèrement penché, ne vous inquiétez pas ! La foudre, qui l’a frappé en 1840, l’a légèrement incliné (photo)…

Après le passage sur le port d’Ars-en-Ré, poursuivre la piste en direction des Portes. Grande ligne droite de 2,5 km. Ne pas manquer sur la droite un magnifique ranch, avec ses chevaux et un lama ! (photo). Arrivée ensuite sur une portion de piste très sinueuse, plantée au milieu d’un monde amphibie de marais et de prairies humides. Bienvenue dans la splendide réserve naturelle de Lilleau des Niges, où les oiseaux semblent avoir trouvé leur paradis (photo). Vous pourrez admirer l’Aigrette garzette, le Tadorne de bellon, l’Avocette élégante, et les migrateurs africains comme l’échasse blanche, la Sterne pierregarin ou la Gorgebleue à miroir. Pour mieux découvrir et comprendre cet univers, nous vous conseillons vivement une petite visite à la maison du Fier, située route du vieux port aux Portes (de 10h à 12h30 et de 14h30 à 19h, 4 €, 2 € pour les enfants et 10 € le forfait famille. Tél. 05 46 29 50 74 ).

Aux Portes, les plus courageux peuvent prolonger le circuit vers «le bout du monde», jusqu’à la superbe plage de Trousse-Chemise, célébrée par Charles Aznavour («Dans le petit bois de Trousse-Chemise, quand la mer est grise…»). Autrement, poursuivre le parcours en direction du phare de Saint-Clément (à 3 km). Pas étonnant que quelques artistes aient posé leurs valises dans le charmant petit hameau de la Rivière, à la sortie des Portes. Murs blancs, maisons basses, roses trémières : un condensé de l’île de Ré (photo). On entame alors la traversée de la forêt domaniale du Lizay, paradis végétal dont Fromentin (peintre et écrivain né à La Rochelle en 1820) dit «n’avoir jamais rien vu de plus exotique». Pourquoi ne pas aller piquer une tête sur une des plus belles plages de l’île, sur la conche des Baleines (photo). Selon la légende, c’est là que se seraient échouées 300 baleines à l’époque romaine. En 1989, le film Le jour le plus long y a même été en partie tourné ! Deux kilomètres plus loin, les plus courageux pourront escalader les 320 marches du phare des Baleines, construit en 1849 pour surveiller le pertuis Breton. Du haut des 60 mètres, vous bénéficiez d’une vue imparable sur l’océan, l’île de Ré, le Fier d’Ars et la côte vendéenne.

Récupérer la piste de l’aller en tournant à gauche à Saint-Clément-des-Baleines, puis direction Ars avant le retour à la Couarde. Le tout, si vous avez un peu de chance, accompagnés d’un magnifique coucher de soleil sur les marais et sur les sauniers récoltant le butin de la journée.


Retrouvez la suite de ce dossier avec deux autres parcours dans Le Journal des Propriétaires de l'île de Ré n° 34, en vente dans tous les kiosques de l'île.
 

 
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