Météo
 
Cantonales - Léon Gendre conserve son siège
Elu avec 55 % des voix au second tour (contre 45% pour Patrice Raffarin), le maire de La Flotte entame un cinquième mandat de conseiller général.
Patrice Raffarin, malgré un score très honorable pour une première candidature ( 45% ), n’aura donc pas réussi à faire vaciller le favori du canton de Saint-Martin, lors du deuxième tour des élections cantonales du 26 mars dernier. Le maire de La Flotte et vice-président du Conseil général, réélu avec 55% des voix, entame donc un cinquième mandat, après 26 ans de domination sur le canton. Léon Gendre reconnaît cependant que cette élection fut «très dure», mais que la bataille avait démarré bien avant. «Dès l’élection de la Communauté de communes en 2008 [Léon Gendre a perdu son poste de président au profit de Lionel Quillet, maire de Loix et conseiller général du canton nord, ndlr], mon adversaire se positionnait pour me déloger de mon poste de conseiller général, soutenu implicitement par Lionel Quillet», explique Léon Gendre, visiblement rancunier. Sa campagne, il l’a menée sous l’angle de la continuité. «Je suis porteur d’une politique depuis les années 60, où je défends la modération de l’urbanisation, la rigueur de l’habitat ou la création d’équipements. Je ne vois pas pourquoi j’aurais changé», confie-t-il. De son côté, Patrice Raffarin, candidat de centre-droit (Léon Gendre avait obtenu l’investiture de l’UMP), avait choisi d’accès sa campagne sur «le collectif», reprochant à Léon Gendre de travailler seul dans son coin et d’avoir privilégié sa propre commune (La Flotte) dans la distribution des aides du Conseil général.
Patrice Raffarin comptait clairement au second tour sur un report des voix de gauche, mais le faible taux de participation (52%) l’a visiblement desservi. «Il n’y a pas eu de mobilisation à gauche», regrette le maire de Rivedoux.
Une campagne tendue, marqué par quelques boules puantes comme l’affaire des tracts anonymes. Quelques jours avant le premier tour, quelques tracts rappelant la condamnation de Léon Gendre en 1996 pour faux et usage de faux (il avait été par la suite gracié par Jacques Chirac) furent distribués à La Flotte. «C’est l’évènement qui m’a fait le plus mal, car Léon Gendre a laissé supposer que c’était moi», explique Patrice Raffarin. Aujourd’hui Léon Gendre reconnait que Patrice Raffarin n’y était pour rien, et évoque des «soupçons» autour de certaines personnes «qui n’aiment pas La Flotte». En tout cas, une enquête de gendarmerie est en cours. Très satisfait par cette première campagne («humainement parlant, ça m’a énormément apporté»), Patrice Raffarin a en tout cas marqué des points pour l’avenir, et rappelle qu’il s’inscrit «dans la durée». Sa plus grande satisfaction ? «Avoir fait 70% des voix à Rivedoux. Quand on est maire depuis six ans et qu’on sent cette crédibilité, ça fait vraiment plaisir.»
Rappelons que le mandat de Léon Gendre s’achèvera dans trois ans, en raison de la réforme des collectivités et de la création du poste de conseiller territorial. Il avait affirmé pendant la campagne qu’il tirerait sa révérence à cette occasion. «En théorie, je mettrai un terme à ma carrière politique», confie-t-il aujourd’hui.
 
Immobilier et partenaires