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Des plages souillées par du fioul
A la fin du mois de mars, des boulettes et des plaques d'hydrocarbures ont souillé les plages de trois communes A la fin du mois de mars, des boulettes et des plaques d'hydrocarbures ont souillé les plages rétaises. Après analyses, il semblerait que le fioul vienne de la raffinerie Total installée sur l'estuaire de la Loire.
Le préfet de Charente-Maritime, lors d’une conférence de presse à La Rochelle, le 31 mars, a indiqué que des galettes d’hydrocarbures s’étaient échouées en faible quantité sur des plages de l’île d’Oléron puis de l’île de Ré au cours du week-end, sans nécessiter la mise en place «de systèmes de traitements lourds».
L’alerte a été donnée samedi 29 mars, après que des résidus d’hydrocarbures eurent été retrouvés sur des plages de l’île d’Oléron. Le dimanche, la pollution s’est déplacée vers l’île de Ré, sous forme de galettes et de petites plaques, qui ont été ramassées par les services municipaux. La pollution diffuse «n’est pas assez importante pour que l’on mette en place des systèmes de traitements lourds», a expliqué le préfet, qui a précisé que 7 m3 de produits polluants avaient pour l’heure été collectés. Des échantillons ont été envoyés à un laboratoire spécialisé à Brest afin de déterminer l’origine de cette pollution, qui pourrait provenir d’un navire qui aurait dégazé ou bien de l’estuaire de la Loire, pollué par une fuite dans une canalisation de la raffinerie Total de Donges. «Les résultats sont attendus sous 24 à 48 heures» et un hélicoptère de la marine nationale assure la surveillance du site, a indiqué le préfet, qui a mis ses services «en alerte».
Le compte rendu d’analyse souligne que l’échantillon prélevé sur le littoral à Saint-Clément-des-Baleines «ne diffère pas significativement du fioul de référence de Donges. Ces deux hydrocarbures sont donc vraisemblablement la même origine.» Quelques jours après les premiers arrivages, le bilan sur les animaux était catastrophique, une centaine d’oiseaux ayant été mazoutés. Certaines plages des communes de Saint-Clément, Ars et Les Portes, touchées par les arrivages de boulettes, ont été fermées au public. Parallèlement, les maires de ces communes ont porté plainte contre X. Ils ont été suivis dans leur démarche par la présidente de la Région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, qui a fait savoir, dans un communiqué diffusé le vendredi 4 avril, que «la Région se portera partie civile dans la demande d’indemnisations suite à la pollution par hydrocarbures constatée sur l’île de Ré». A la suite des informations rendues publiques sur l’origine de la pollution constatée sur les côtes de l’île de Ré par des galettes d’hydrocarbures, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, annonce que «la Région sera aux côtés des communes dans leur demande d’indemnisations au titre du préjudice écologique». La présidente de la région Poitou-Charentes proposera aux élus régionaux lors de leur prochaine réunion de se constituer partie civile dans le contentieux qui vient d’être engagé.

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