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Dossier - Chahuté, le marché immobilier garde le cap
Malgré de nombreuses incertitudes dues à la crise économique et aux réformes fiscales, l’immobilier rétais garde la cote auprès d’investisseurs soucieux de sécurité et qui voient dans la pierre la valeur refuge par excellence.
«Arrêt sur image», «round d’observation», «croisée des chemins»... Quand on interroge les professionnels de l’immobilier sur la conjoncture actuelle du marché, les mêmes expressions reviennent à dessein. Les élections présidentielles et législatives de ce début 2012 ne sont qu’un énième soubresaut pour le marché immobilier, qui avait rarement connu sur une période si courte autant d’évènements anxiogènes. Jugez un peu : crise économique en 2008, tempête Xynthia en 2010 puis réforme de la plus-value l’an dernier. «Le marché a horreur des bouleversements», commente Denis Hénault, agent à La Couarde. Pourtant, de l’avis unanime, 2011 fut une bonne année. A La Couarde par exemple, les services de l’urbanisme ont enregistré 80 DIA (Déclaration d’intention d’aliéner), contre une cinquantaine habituellement. Autre exemple à Sainte-Marie, commune la plus peuplée de l’île avec 3 211 habitants : 86 DIA en 2009, 116 en 2010 et 152 en 2011 ! Sur les quatre premiers mois de l’année, la commune annonce 31 DIA, un chiffre plus dans la moyenne habituelle… Le léger creux de 2008, correspondant au début de la crise, a été peu ou prou absorbé, si bien qu’on retrouve des prix stables sur les douze derniers mois, correspondant aux niveaux de 2006. Bref, l’île de Ré confirme son statut de «territoire à part». Comment l’expliquer ?
Déjà, le luxe est l’un des rares secteurs épargné par la crise. Si les banques sont de plus en plus frileuses en matière de prêts, le marché rétais cible une clientèle aisée qui a des apports personnels. «Quand ils veulent mettre 600 000 € dans une maison, ils les ont, analyse Chrystelle Longeville, agent immobilier chez Orpi. Après, on est plus dans de la gestion de patrimoine, lorsque l’acheteur veut emprunter pour réaffecter une partie de son épargne sur d’autres placements, ce qu’on appelle les montages in fine.» Denis Hénault, agent immobilier à La Couarde, rappelle qu’«on est avant tout dans une crise boursière», et admet sans détour «que ça peut être intéressant pour nous». Au moment où les investisseurs recherchent avant tout la sécurité, la pierre devient la valeur-refuge par excellence. «Fin 2011, on a vu des clients casser des placements financiers, voire des polices d’assurance, pour investir dans la pierre», confirme Christophe Coussin, co-gérant de Hurtaud Immobilier à Sainte-Marie. En pleine crise financière, l’immobilier attire, au même titre que l’or, «les bons pères de famille».

Retrouvez la suite de ce dossier dans Le Journal des Propriétaires de l'île de Ré n° 45, en vente dans tous les kiosques de l'île.
 
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