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Dossier - Onze façons originales de découvrir l’île
Comme il n’y a pas que la plage dans la vie, nous avons testé pour vous des activités estivales culturelles et ludiques qui sortent des sentiers battus. Suivez le guide.
Passer la nuit sous les étoiles

Rendez-vous est donné à 22 heures à la cabane de Montamer. Jean-Luc Fouquet, du Muséum d’histoire naturelle de La Rochelle, et Jean-Luc Singer, animateur scientifique, débutent la soirée par une petite formation pratique : distribution puis maniement de cartes du ciel, présentation de Stellarium, logiciel gratuit permettant de visionner le ciel en temps réel, et description des objets célestes observables ce soir-là. Au menu : la Lune, des amas globulaires, des constellations et, clou du spectacle, les planètes Mars et Saturne. «S’il y a vraiment un astre à observer un jour au télescope, c’est bien Saturne», commente Jean-Luc Fouquet. L’assistance frémit. On apprend que la planète aux anneaux compte près de 60 satellites (contre un seul pour la Terre) et que la distance entre les anneaux et son globe est l’équivalent du diamètre terrestre ! On connaît mal le noyau de cette planète gigantesque : la masse de gaz y est tellement importante que toute sonde larguée dans son atmosphère serait broyée, ou balayée par les vents, qui, à sa surface, atteignent les 1 800 km/h. La soirée débute à peine, et l’on se sent déjà tout petit… On parle des autres objets de la voie lactée, comme de l’amas d’étoiles nommé M7. Ou des nébuleuses (sorte de «pouponnières» d’étoiles très colorées) comme Orion, considérée comme la plus belle de notre galaxie. 

Puis les astronomes s’attardent sur notre satellite, la Lune. Grâce à un logiciel, L’atlas virtuel de la Lune, il est possible de voyager à sa surface depuis son ordinateur, en ayant les détails de chaque élément géographique : profondeur et largeur des cratères (le diamètre du plus grand atteint 93 km), hauteur des chaînes de montagne (les Apennins lunaires culminent à 6 000 mètres) et même le repère d’Apollo 11, base de départ des premiers hommes sur la Lune en 1969. A ceux qui croient à la thèse d’une mystification américaine, l’astronome confirme que l’homme s’est bien rendu sur place : les traces de pas ainsi que les déchets de la mission sont encore visibles, car il n’y a pas d’érosion (ni pluie, ni vent) à la surface lunaire.

Il est 22 h 45, le moment tant attendu d’aller prendre place sur la petite terrasse, sur la dune et face à l’océan, où les professionnels ont installé leur énorme télescope. On voit apparaître les premiers astres : Arcturus, le triangle d’été ou «trois belles» (Véga, Dénèbe, Altaïr), la Grande Ourse, l’étoile polaire, les étoiles doubles Mizar et Alcor. L’astronome pointe avec son laser un point du ciel. «Vous voyez cette étoile ? Dites-vous que vous la voyez telle qu’elle était il y a 431 ans !» Soit, étant donné la distance, le temps que sa lumière parvienne à nos yeux... On se sent encore plus petit. Et quand Saturne apparaît dans le télescope, plus rien autour ne compte, ni le vent du large, ni la fraîcheur de cette nuit d’été. Chacun repart, des étoiles plein les yeux.

Où ? Cabane de Montamer (Sainte-Marie-de-Ré) 

Quand ? Le 9 août à 21 h. Rens. au 05 46 55 41 38

Durée : 2h30

Tarif : Adulte (+ de 12ans) : 8 €. Enfants : 5 €

Equipement nécessaire : Un bon K-Way

Retrouvez la suite de ce dossier dans Le Journal des Propriétaires de l'île de Ré n° 46, en vente dans tous les kiosques de l'île.

 

 

 
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