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Ils prêchent la pêche responsable
Les cinq écogardes de l’île de Ré, dont le travail est financé par le produit de l’écotaxe, veillent notamment au respect des quantités de coquillages pêchés et à leur taille. L’information et la sensibilisation du public sont au c½ur de leur métier. Reportage.
Nous arrivons sur l’estran sableux du Boutillon. Le choix du site ne doit rien au hasard. Depuis le début de la matinée, les pêcheurs à pied ont pris possession de l’estran, en quête de «Solen», plus connu sous le nom de couteau. Casquettes vissées sur la tête, polos et bermudas vert kaki, sacs à dos, visages souriants, Fabienne Le Gall et Anaïs Caron ont plus le profil de randonneuses que de policières. Elles ne sont ni l’un ni l’autre : comme l’imprimé du polo l’indique, elles sont écogardes de l’estran, pour le compte de la Communauté de communes de l’île de Ré (CdC) qui finance leur action (voir encadré). «Nous sommes là pour sensibiliser les gens aux bonnes pratiques de la pêche à pied. Nous ne sommes pas là pour faire de la répression», rappelle Anaïs, fraichement promue, en avril dernier, responsable des écogardes. Originaire du Pas-de-Calais, elle a suivi une formation d’ingénieur en environnement et en aménagement du territoire. Sa collègue Fabienne, «néorétaise» arrivée en 2010, fut durant plusieurs années soigneur-plongeur à l’aquarium de La Rochelle. Dans leur sac à dos, tous les éléments indispensables : jumelles, appareil photo, textes réglementaires, carte professionnelle,  réglettes à distribuer et l’indispensable peson, qui permet de quantifier les coquillages pêchés. Et une copie de l’article 40 du Code civil pour faire remonter toute infraction au procureur de la République. Après les deux premiers écogardes (à cheval) arrivés sur l’île en 2007, ils sont désormais cinq à assurer la surveillance du territoire sur l’île, ce qui reste modeste par rapport à sa superficie. «Si nous voulions que les écogardes soient partout , il en faudrait encore plus, confirme Adeline Florance, chargée de communication à la CdC. Mais la volonté du président Quillet [NDLR, Président de la Communauté de communes de l’île de Ré] est de passer à dix écogardes d’ici la fin de l’année, ou au plus tard en 2013.» 
 
La suite est à lire dans le n° 47 vendu en kiosque sur l'île.
 
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