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Sainte-Marie : Natura 2000 en attente
Tout comme la communauté de communes de l'île de Ré, la commune a décidé de ne pas donner d'avis sur le projet d'extension ou d'amélioration des zones Natura 2000, en attendant des précisions des services de l'Etat.
La commune a été saisie par le préfet de la Charente-Maritime et le préfet maritime de l’Atlantique afin de se prononcer sur la possibilité d’envisager la création, l’extension ou l’amélioration des zones qui pourraient être concernées par le dispositif de Natura 2000.
Dans le cadre de diverses directives européennes pour la préservation de la biodiversité marine, l'Union européenne a mis en place une politique tendant à favoriser et promouvoir une gestion durable des zones déterminées en fonction de l’intérêt écologique qu’elles peuvent présenter. Par arrêté du 10 novembre 2006, les communes (relevant toutes, plus ou moins, du Fier d’Ars) d’Ars-en-Ré, du Bois-Plage-en-Ré, de La Couarde-sur-Mer, de La Flotte-en-Ré, des Portes-en-Ré et de Saint-Clément-des-Baleines ont été désignées site «Natura 2000 – île de Ré» (zone spéciale de conservation). La commune de Sainte-Marie-de-Ré ne semble que très peu concernée par ces mesures, n’ayant, a priori, aucun site présentant un patrimoine naturel bénéficiant de protections issues d’engagement international. Aucun habitat naturel n’est protégé par la directive «faune - flore» sur la surface communale et, au dire des spécialistes, aucune espèce d’intérêt communautaire ornithologique n’est concernée.
Seules quatre zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique, couvrant 8 % de la surface communale sur une surface totale de 9,8 km², soit moins de 80 000 m² pourraient être, à ce titre, concernées par ces mesures. A savoir, les Evières, l’anse Notre-Dame, pointe de Chauveau (notre photo), les Bragauds et les dunes de Gros Jonc. Sachant que la communauté de communes de l'île de Ré, interrogée sur ce même projet, a préconisé l’abstention en l’absence d’informations plus approfondies sur les objectifs, le conseil municipal a décidé de surseoir à toute prise de position dans l’attente d’une clarification des textes.

Natura 2000 terre et mer
En 1992, l’Union européenne a lancé le projet Natura 2000, son but étant de protéger, en Europe, des sites naturels pour préserver la diversité des espèces, sur le plan de la faune et de la flore. Natura 2000 regroupe l’ensemble des espaces désignés en application de deux directives européennes : la directive «Oiseaux» de 1979 – qui prévoit la protection des habitats nécessaires à la reproduction et à la survie d’espèces d’oiseaux rares ou menacés à l’échelle de l’Europe – et la directive «Habitats» de 1992 – qu’il faut comprendre au sens d’habitats naturels de la faune et de la flore sauvage. Ces habitats ont été déterminés, dans chaque région, par un Conseil scientifique régional du patrimoine naturel dont le travail a été validé par le Muséum d’histoire naturelle. L’Union européenne a beau affirmer qu’il y aura beaucoup d’argent pour Natura 2000, qu'il n’a pas vocation à créer des «sanctuaires» où toute activité humaine serait proscrite, elle précise aussi que les activités humaines doivent demeurer compatibles avec les objectifs de conservation des sites désignés. Après Natura 2000 terre, la version mer est proposée aux élus du littoral. L’Etat les consulte sur le classement de plusieurs sites maritimes en zone Natura 2000. Pour compléter les sites terrestres listés dans le cadre de ce réseau de protection de la biodiversité, une vingtaine de sites marins ont été recensés sur l’ensemble de la façade atlantique.

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