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Digues : «Les très grandes man½uvres» pour 2013
Lors d’une conférence de presse le 22 mars dernier, Lionel Quillet, président de la CdC, a annoncé «les très grandes manœuvres» pour 2013, avec un budget global de 6 440 000 €, dont 1 780 000 € à la charge de la CdC. «Les communes ne paieront rien sur la protection du trait de côte, à part les descentes à bateaux qui restent à leur charge. Pour la protection des côtes, il y a une seule volonté, un seul financement : la CdC», a insisté Lionel Quillet. Pour rappel, 6,3 millions d’euros avaient été engagés sur la période 1999-2007 et 17,6 millions d’euros (dont 12,4 millions d’euros pour la réparation des dommages de Xynthia) sur la période 2008-2012. Si ce budget 2013 est si élevé, c’est que les premiers travaux du programme d’actions de prévention contre les inondations (Papi) débutent sur la digue du Boutillon, avec le lancement du chantier en mai : 4 140 000 € sont ainsi programmés dans le cadre du Papi, dont 3 925 000 € pour le Boutillon, avec une participation de la CdC de 785 000 €. Rappelons que les travaux sur la digue du Boutillon, prévus sur deux ans, coûteront 9 millions d’euros au total, avec un financement réparti entre l’Etat (40%), le Département (20%), la Région (20%) et la CdC (20%).
Pour compléter ce programme Papi, 1 450 000 € seront injectés dans d’autres travaux de défense de côte, avec une participation de 780 000 € de la CdC : récemment, le maire de La Couarde a obtenu un arrêté de péril au niveau du secteur du Peu des Hommes et 300 000 € vont donc pouvoir être engagés (participation 50% CdC). Dans le secteur de la Pyramide à Saint-Clément, où l’arrêté de péril a été refusé par l’Etat (voir page 19), 200 000 € de travaux d’urgence sont également prévus, 760 000 € de travaux déjà programmés sur différents points de l’île, 80 000 € pour la brigade des digues et enfin 110 000 € pour les travaux de dragage du Fier d’Ars totalement à la charge de la CdC. Le président de la CdC a par ailleurs insisté sur la protection des espaces dunaires, qui n’entrent pas dans le cadre du Papi et pour lesquels l’Etat n’accorde pas d’autorisation de travaux (enrochements ou autres), sauf dans le cas de La Couarde où la notion de «péril» a permis de débloquer la situation. Du coup, notamment à la conche des Baleines, il compte mettre en avant le critère «d’urgence absolue», «car si on ne fait pas d’enrochement maintenant à certains endroits, ça risque de se transformer très vite en péril». Il a ainsi évoqué auprès du ministère de l’Environnement l’idée «d’un Papi Dunes» et une mission d’appui ministériel doit se rendre prochainement dans le département afin d’évaluer la situation sur le terrain. 
 
 
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