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Dossier Immobilier - Stabilité des prix pour «l’île la plus chère de France»
Même si le volume des ventes, en légère baisse, suit la pente nationale, les prix restent stables voire en légère augmentation. Analyse.
«Ré, l’île la plus chère de France.» Selon les chiffres du courtier immobilier «meilleursagents.com», le prix des maisons sur l’île de Ré, qui atteint 4 602 € le m2, indique combien l’île de Ré fait aujourd’hui figure d’exception sur un marché hexagonal marqué par la morosité ambiante et une baisse des prix. Pour indication, elle devance très largement la deuxième dans ce classement, l’île finistérienne de Batz, où la moyenne s’établit à 4 049 €. Rappelons qu’au niveau national, le prix des logements se rétracte, avec une baisse de 1,1% sur l’année 2012, pour une chute du volume des transactions de 15%. Une tendance qui s’est accentuée lors du premier semestre 2013, comme l’évoque Jean-François Buet, président de la Fnaim. «Le mouvement est confirmé sur l’essentiel du territoire : les prix des logements sont désormais orientés à la baisse, et l’histoire s’est accélérée ces derniers mois. A Paris, au premier trimestre 2013, un recul de 3,3% a été observé par rapport au dernier trimestre 2012. Ainsi donc, le seul marché en hausse forte depuis quinze ans a lui aussi cessé de résister.»1 Au niveau local, la chute est encore plus prononcée : la région Poitou-Charentes enregistre une baisse des prix de 9,4% sur les appartements et de 4,2% sur les maisons entre le premier trimestre 2012 et le premier trimestre de cette année.

Finie l’euphorie
Alors que le prix du foncier a été multiplié par 20 sur l’île de Ré depuis le milieu des années 1980, l’attractivité de ce petit bout du territoire ne se dément pas. Et même si on est très loin de l’euphorie des années 2003-2007 placées sous le signe de la spéculation, une chute des prix ne semble pas d’actualité. Excès d’optimisme de la part d’agents immobiliers qui veulent rassurer les futurs investisseurs ? «Cela fait 30 ans que je suis là, des crises j’en ai vu, et cela n’a jamais affecté le marché rétais. Je me souviens notamment d’une année, je crois que c’était pendant la guerre du Golfe, où les prix avaient chuté de 30% à Paris. Sur l’île de Ré, ça baissait à peine», explique Jean-Jacques Massé, expert immobilier et responsable de Ré Agence Ouest. Certes, l’effondrement de Lehman Brothers aux Etats-Unis en 2008 – et la crise financière qu’il entraina – a clairement touché le marché rétais pendant deux ans, avant un redémarrage fin 2010. Puis, l’année 2012 – année d’élections peu favorable par définition au secteur – avait ouvert une période d’attentisme.

Suite dans le n° 51, vendu en kiosque sur l île

 
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