Météo
 
Ars-en-Ré - Villages vacances : le PPRL bloque la vente
Comme nous l’expliquions dans le dernier numéro du JdP, la restructuration de l’îlot de la mairie reste subordonnée à la vente du Village Vacances de France (VVF), pour lequel rien n’a encore été arrêté. «Nous sommes toujours dans la discussion, cela doit se décanter d’ici la fin de l’année. Mais ça devrait se faire. On ne souhaite pas que le VVF perde la gestion, mais il y aura appel à concurrence si cela ne se fait pas et le mieux-disant emportera le marché», annonce Jean-Louis Olivier, le maire de la commune. Si la municipalité tient à ce que le VVF garde la main, c’est qu’il offre un hébergement complémentaire par rapport à l’offre existante. «Ils proposent des vacances à des prix intéressants pour les gens qui travaillent, et pour la commune c’est une clientèle intéressante, différente, et qui consomme», analyse l’élu. La crainte serait qu’un grand groupe prenne le relais, et crée une sorte de village de vacances replié sur lui-même et auto-suffisant, qui proposerait tous les services et commerces au sein même du centre de vacances. Une sorte de «village dans le village» contraire à la vocation du VVF et à la convention qui la lie à la commune depuis trente ans. «Il y a une histoire entre nous», résume le maire de la commune. Alors pourquoi tant de tergiversations et une négociation qui traîne depuis plusieurs mois ? Il semble que le fond du problème soit lié au futur Plan de prévention des risques littoraux, dont les cartes d’aléas devraient être dévoilées en début d’année prochaine.
En effet, le VVF compte actuellement quarante logements, dont trois connaissent des nuisances dues à la station de pompage des eaux usées, située juste à côté. En cas de rachat du terrain, la direction du VVF souhaite transformer ces trois logements en «espace service» et reconstruire trois logements un peu plus loin pour conserver la même offre d’hébergement. C’est là que le bât blesse. Dans l’état actuel du Plan de prévention des risques, et d’après les cartes des niveaux d’eau, le VVF n’aurait pas les autorisations pour reconstruire ces logements. Le secteur se trouve à côté du port, qui avait été inondé pendant la tempête Xynthia. Et la carte des niveaux d’eau annonce une hauteur allant de 0,50 à 0,60 cm, ce qui impliquera des prescriptions importantes pour avoir l’autorisation de construire. «Or, on ne connaît pas les prescriptions, on est donc dans l’expectative», résume le premier magistrat de la commune. Avec la carte d’aléas, la commune disposera des hauteurs d’eau définitives et les conditions dans lesquelles il est possible d’envisager tel ou tel projet d’urbanisme. «On veut au moins une réponse sur l’existant», confie Jean-Louis Ollivier. Autrement dit : le VVF a besoin de garanties sur les hébergements existants : si les prescriptions devaient être étendues à l’habitat, cela pourrait entraîner des travaux d’aménagement très couteux pour le VVF. Et le faire renoncer au rachat.
 
Immobilier et partenaires