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«La CdC n’est plus une simple boîte aux lettres»
Xynthia, protection des côtes, Schéma de cohérence territorial, nouvelles compétences… Retour avec Lionel Quillet, président de la Communauté de communes, sur les grands dossiers de sa présidence.
Globalement, quel bilan tirez-vous de votre présidence de la Communauté de communes ?
Il y a eu des transformations importantes. Déjà, du fait des nouvelles compétences transmises par l’Etat. Et du fait de ma volonté d’imprimer un vrai esprit communautaire. La mutualisation donne des moyens et apporte des réponses nouvelles. C’était mon projet politique, et je voulais faire travailler tout le monde dans un esprit d’équipe. J’ai commencé mon mandat à 13-7, et je le finis à 18-2 [NDLR, sur les vingt élus communautaires, estimation du nombre de soutiens et d’opposants]. Les élus ont adhéré, et 98% des votes se sont fait à l’unanimité.
 
Est-ce que ce travail communautaire résulte uniquement d’une volonté politique ou est-ce que des éléments extérieurs subis – comme Xynthia – vous ont obligé à travailler ensemble ?
J’avais ça en tête depuis longtemps. Je suis à la CdC depuis 1995, et je suis vice-président depuis 2001. J’ai toujours souhaité cet esprit communautaire. Après, il y a eu deux phénomènes importants. Le législateur a délégué depuis de plus en plus de compétences, ce qui nous a offert davantage de ressources. Le budget était de 20 millions d’euros en 2008, nous sommes à 40 millions d’euros aujourd’hui. Ensuite, les évènements ont accéléré les choses : Xynthia et la gestion de ses conséquences ont permis de développer le fonctionnement communautaire. Il y a eu une grosse cohésion des communes et des Rétais au moment de la tempête. Et par la suite, la CdC était là pour apporter des réponses.
 
Quelles furent les grandes étapes dans ce processus communautaire ?
Aujourd’hui, nous sommes entrés dans la modernité. Le mandat de Paul Neveur a été important, car il a transformé le Sivom en CdC. Mais nous étions davantage une collectivité de distribution de subventions pour les communes. Avant 2008, il y a eu un seul vrai projet communautaire : la piscine. A partir de 2008, nous sommes devenus une véritable collectivité, et plus une simple boîte aux lettres pour les subventions. La politique de logement n’existait pas. Le rachat de l’ancienne maison de retraite de Saint-Martin, pour 4,5 millions d’euros, afin d’en faire des logements sociaux, fut l’acte fondateur de cette nouvelle compétence. C’est un grand changement, car jusqu’alors, chaque commune faisait des logements dans son coin. Fin 2015, la CdC aura réalisé sur le territoire 200 logements à loyers modérés sur les 500 qu’elle a programmés.
 
En matière de protection et de digues, l’île de Ré a aussi connu de gros changements.
Après Xynthia, les maires ont beaucoup travaillé. Après la gestion de crise, nous avons lancé les travaux de niveau 1 et 2 de protection, des travaux sur les marais, l’aide aux sauniers. Quant au PPRL, il est devenu intercommunal car nous avions plus de poids face à l’Etat. La collectivité «Ile de Ré» a engagé le processus de négociation. Nous avions une plus grande crédibilité. La preuve : j’ai été reçu par trois ministres et deux directeurs de cabinet. Nous avons apporté de véritables réponses et une vraie réflexion, grâce notamment à une équipe administrative de terrain très compétente.

Suite à lire dans le Journal des Propriétaires de l île de Ré n° 55 actuellement en vente en kiosques.
 
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