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Patrimoine - Les ports de La Flotte
La commune du sud de l’île a connu trois ports, aménagés puis abandonnés au gré des évolutions du trait de côte et de l’économie maritime. Une passionnante exposition1, à la maison du Platin, en retrace l’histoire.
Le premier port connu, mentionné à la fin du Moyen-Age, était situé dans une dépression, au sud de l’actuel fort de la Prée, et servait pour le passage Ré-continent. Colmatée au xviie siècle, cette anse est aujourd’hui séparée de la mer par des bassins ostréicoles. Un autre port, sans doute à vocation commerciale, nommé «Vieux port» ou «Port vieux», existe probablement jusqu’au xve siècle, à proximité de l’actuelle plage de l’Arnérault.
Le port dit «moderne» voit le jour dès le xvie siècle, grâce à l’évolution du trait de côte qui forme ici une dépression naturelle. En 1762, il est équipé de quais maçonnés, de six cales de décharge, de deux aqueducs évacuant les eaux usées et d’une digue de protection, avant qu’une jetée avec tourelle ne voit le jour après la Révolution française. Au xixe siècle, on y construit des digues maçonnées à l’est et à l’ouest, des bassins de carénage ainsi qu’un grand môle équipé d’un phare. Au début du xxe siècle, les quais sont pavés puis éclairés, le feu est électrifié et sonorisé, les digues reprises et les cales comblées. A noter aussi l’existence du petit port du fort de la Prée, achevé en 1625, qui dispose d’un emplacement stratégique mais dont la taille réduite et la faible profondeur ne permettent qu’aux barques d’y pénétrer. En revanche, le fort peut loger des centaines de soldats, avec canons, pièces d’artillerie et geôles ! Ces défenses garantissent l’entrée et la sortie du port en toute sécurité. Lors de conflits, le fort sert de bastion relais à la citadelle de Saint-Martin, comme en 1627, où, à la surprise des Anglais, les troupes françaises débarquent dans le port et reprennent l’île au duc de Buckingham.

Suite dans le n° 58, vendu en kiosque sur l'île
 
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