Météo
 
Une saison touristique «conforme» aux attentes
Malgré un contexte économique et météorologique défavorable, l’île de Ré parvient à tirer son épingle du jeu, même si les habitudes de consommation ont évolué. Bilan.
Réaliser un bilan touristique global de la saison n’est jamais chose aisée, pour différentes raisons. En premier lieu, il existe de fortes disparités d’un commerce à un autre : les différences de revenus entre deux activités similaires peuvent aller du simple au double (et parfois plus) selon les tarifs pratiqués, l’accueil ou la situation géographique (la fréquentation d’un village à un autre est très différente, et même d’une rue à une autre au sein même d’un village). Ensuite, et les nombreux professionnels rencontrés le reconnaissent eux-mêmes, «les commerçants ont souvent tendance à se plaindre». Dans un contexte économique «de crise», il est de mauvais ton de dire qu’on a gagné de l’argent et que les affaires vont bien, au risque de se trouver à contre-courant du bruit de fond général. Il s’agit aussi d’éviter de susciter des jalousies ou d’éveiller les appétits d’un concurrent potentiel sur un secteur ou un produit porteur… Enfin, si tirer un bilan touristique début septembre n’aurait rien d’incongru dans n’importe quelle station balnéaire de Charente-Maritime, il est un peu précoce de le faire sur l’île de Ré : la saison s’étire beaucoup plus qu’ailleurs (peut-on d’ailleurs encore parler de «saison» ?) et le mois de septembre, surtout quand le temps est de la partie, se révèle souvent un excellent mois pour les commerces, avec une clientèle moins nombreuse mais avec un fort pouvoir d’achat. Une fois ces précautions prises, voici un premier bilan général, découpé en cinq thématiques qui nous paraissent caractéristiques de cet été 2014.
 
Les campings font le plein
 
Comme chaque année, l’île de Ré a fait le plein en juillet et août, même si les passages au pont sont en légère baisse (voir encadré p. 8) et si le mois de juillet fut un peu plus long que d’habitude à démarrer (vers le 20 juillet). Or, une fois que les gens sont sur place, il faut qu’ils se logent. Et le camping connaît un regain depuis cinq ans, bénéficiant à la fois de la tendance «retour à la nature» et de la crise économique. Cela reste la solution la moins onéreuse pour les vacanciers, surtout quand on opte pour la toile de tente. Par ailleurs, les campings ont su se diversifier pour attirer une clientèle plus large et ce n’est pas pour rien qu’on parle désormais d’hôtellerie de plein air : ils proposent mobile homes, chalets ou yourtes, avec tout le confort d’une maison, mais à moindre coût. De plus, les campings haut de gamme proposent aujourd’hui de nombreux services (location de vélo, épicerie, restauration) qui permettent d’augmenter le chiffre d’affaires.

Suite dans le n° 59, vendu en kiosque sur l'île
 
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