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Les algues vertes dans le viseur de la CdC
Les membres du Conseil communautaire ont voté, le 20 novembre dernier, le lancement d’une étude sur la prolifération des algues vertes.
Si les algues vertes ont toujours été présentes, c’est leur prolifération qui pose problème, notamment sur une commune comme La Flotte, la plus touchée de l’île de Ré. Un souci d’autant plus important que ces «dépôts» se trouvent à proximité des zones de baignade. En 2014, ce sont 800 tonnes d’algues vertes qui furent ramassées sur le bord de côte. Si le phénomène des marées vertes a été largement étudié par le Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA) en Bretagne, où les algues ont fait leur apparition dans les années 60 avant de prendre de l’ampleur dans les décennies suivantes, il commence tout juste à l’être en Poitou-Charentes. En effet, le suivi du CEVA a été étendu en 2007 au littoral «Loire-Bretagne» de l’Agence de l’eau, dont l’île de Ré fait partie. 
Cette étude intervient dans un contexte où les communes de l’île de Ré ont fait de gros efforts sur la certification de leurs eaux de baignade (à travers des labels comme le Pavillon bleu ou le classement Station de tourisme) et où les ostréiculteurs et mytiliculteurs ont connu ces dernières années une mortalité importante sur leurs élevages. Est-ce que la prolifération des algues vertes pourrait en être la cause, ou du moins le marqueur d’une détérioration de la qualité des eaux ? C’est tout l’intérêt de cette étude du CEVA, qui comprendra trois volets. Premièrement, le suivi des marées vertes, dans le cadre d’un partenariat avec le Centre d’étude et de valorisation des algues qui s’occupera des relevés et les analysera. Deuxièmement, la recherche des causes de cette prolifération des algues vertes. Si les rejets agricoles provenant de la baie de l’Aiguillon sont fortement suspectés d’en être à l’origine – ce qui viendrait corroborer le fait que La Flotte, qui se trouve en face, soit la commune la plus touchée de l’île – des causes locales, notamment au niveau du rejet en mer d’eau douce susceptible d’être chargé en sels nutritifs, seront aussi recherchées. Enfin, elle vise à envisager le ramassage, le transport, le traitement et le stockage de ces algues, et éventuellement leur valorisation. En effet, elles peuvent représenter un fertilisant intéressant pour les cultures, grâce à l’épandage frais ou après compostage. Il est donc proposé d’étudier les possibilités de créer une ou des plates-formes de stockage et les possibilités de valorisation agricole. 
 
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