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Rivedoux – «Je vais hausser le ton !»
Patrice Raffarin, maire de Rivedoux, compte prendre à bras le corps le dossier de la circulation sur la voie sud, au point mort depuis 2001.
 «La priorité, c’est la voie sud de Rivedoux.» Par ces quelques mots, Patrice Raffarin marque sa volonté sans faille de remettre sur le devant de la scène le problème de la circulation sur la voie sud de la commune, au point mort depuis 2001, et l’idée lancée d’une voie semi-enterrée. Aujourd’hui, il va même plus loin. «Je vais hausser le ton, car ce n’est plus possible !» Pour l’élu rivedousais, le financement de ce projet, qui permettrait d’atténuer les problèmes de circulation dus à la proximité du pont, devrait logiquement se faire par le biais de l’écotaxe. «Tous les élus sont heureux de dire que le pont leur ramène une part de l’écotaxe. Mais qu’on pense un peu aux conséquences du pont pour Rivedoux ! La moindre des choses, ça serait que l’écotaxe permettent de les amoindrir», justifie-t-il. En effet, suite à la construction du pont, le Conseil général s’était engagé à financer l’aménagement de la voie nord de la commune, connu sous le nom de «séquençage», afin de limiter les nuisances dues à la traversée massive de véhicules, obligés de passer par Rivedoux pour franchir le pont. 
Si les différentes séquences touchent aujourd’hui à leur fin – rétrécissement des voies, installation de dos d’âne, limitation de la vitesse à 30 km/h, aménagement des chaussées –, rien n’a été prévu pour la voie sud, terriblement encombrée pendant la saison estivale et durant les gros week-ends. Une situation difficile à vivre pour les riverains et qui pose, outre les nuisances, des problèmes de sécurité. Lors d’une récente réunion publique, dans le cadre des élections départementales, un habitant du Bois-Plage se plaignit d’être pris dans les bouchons l’été tous les dimanches soirs. «Mais nous, c’est tous les jours ! Il y a un côté égoïste des autres communes qui ne se rendent pas toujours compte que c’est nous qui subissons toutes les nuisances», explique Patrice Raffarin.

Suite dans le n° 62, vendu en kiosque sur l'île
 
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