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Le ravalement de façade passe mal
La destruction de l’ancienne école, le 9 mars dernier, afin de réaliser le projet de réhabilitation de l’îlot situé derrière l’église, a créé de nombreuses tensions entre majorité et opposition. Interviews du maire et de son principal opposant.
Jean-Pierre Gaillard, le maire du Bois-Plage, a du mal à comprendre cette soudaine opposition à un projet élaboré depuis 2012.

JdP – Quel est votre position au sujet de la destruction de l’ancienne école ?
Jean-Pierre Gaillard – Déjà, je rappelle que ça s’est fait dans le cadre d’un projet élaboré par le conseil municipal depuis plusieurs années. Il a été fait pour permettre de revitaliser cette place et de restructurer les locaux compte-tenu de leur vétusté. Il y avait notamment des difficultés de la poste pour faire fonctionner son centre de tri, sans parler du mauvais état des salles municipales (salle d’exposition et salle des mariages). Enfin, la maison Braud posait des problèmes de sécurité. 
Certains ont semble-t-il été surpris par la destruction de l’ancienne école…
A partir de ce constat, le projet a été voté à l’unanimité par le conseil municipal en 2012. Ce projet contenait effectivement le principe de déconstruction de l’ensemble du bâti existant avant sa reconstruction. Par ailleurs, cela a donné lieu à des orientations claires : réinstallation de l’agence postale dans des locaux adaptés aux normes d’accessibilité et de sécurité, création de deux petits locaux commerciaux avec ouverture à l’année et construction de logements sociaux avec prise en charge par un bailleur social (Vilogia). Cette restructuration a donné lieu à un appel public à concurrence, avec concours d’architectes en 2013. Sur les 51 candidatures, trois ont été sélectionnées, puis une retenue par une commission municipale qui comprenait un membre de l’opposition. A tous moments, tous les élus, quelle que soit leur sensibilité, ont été associés à l’élaboration du projet. Toutes les règles de la procédure ont été respectées. Bien plus : au moment de la campagne des élections municipales, pour tenir compte des réserves de certains administrés sur le projet, le conseil nouvellement élu a accepté de diminuer l’importance du projet en supprimant le deuxième étage prévu à l’origine pour des logements locatifs. Nous avons ramené à sept au lieu de dix le nombre de logements.

Comment expliquez-vous alors cette polémique ?
C’est le regret exprimé par quelques administrés de voir disparaître une façade pour des raisons de la préservation du patrimoine. En tant que maire, j’ai toujours dit que tout pouvait être entendu. J’ai donc rappelé, alors que j’avais déjà leurs avis, le CAUE et l’architecte des Bâtiments de France pour leur demander une confirmation. Ils sont revenus et l’avis donné pour autoriser la démolition a été confirmé. Une requête a ensuite été déposée par une administrée du Morinand pour interrompre les travaux alors que les délais de recours étaient dépassés depuis septembre 2014. La démarche a été jugée trop tardive par le tribunal administratif qui a condamné l’administrée à verser 400 € à la commune pour les frais de procédure. 
 
La destruction de cette école avait-elle fait l’objet de contestations dans la phase d’élaboration du projet ?
Non, ça n’a jamais été abordé en conseil municipal par les élus. Par ailleurs, le bâtiment dont la démolition suscite la contestation comprenait de l’amiante et n’était pas réutilisable en l’état, compte-tenu des règles de sécurité, d’accessibilité et de la RT 2012.

Suite de l'interview et point de vue des élus de l'opposition dans le n° 62, vendu en kiosque sur l'île
 
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