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Les Portes - Tensions à propos de l’acquisition de parcelles privées pour les futures digues
Alors que les élus étaient invités à se prononcer sur une modification de statut de la CdC dans la perspective d’achat de parcelles dans le cadre des travaux du Papi, un vif échange s’en est suivi.
Dans le cadre du Papi (Programme d’actions et de prévention des inondations) de l’île de Ré, qui a été validé en juillet dernier pour une somme de 45 millions d’euros, la commune des Portes, au même titre que les autres communes de l’île de Ré, a procédé à un vote afin de modifier les statuts de la CdC. Il s’agit d’accorder à l’intercommunalité l’autorisation de gérer l’acquisition de parcelles nécessaires à l’édification des digues, partout où cela sera nécessaire. «Comme les digues seront surélevées, leur base sera plus large. La CdC pourra acquérir en son nom les parcelles nécessaires à l’emprise au sol, qu’il s’agisse de parcelles communales ou privées», a expliqué Michel Auclair, le maire de la commune, citant l’exemple de la digue de la Patache où la CdC pourra préempter, en cas de besoin, «chez les uns et chez les autres. Seule la CdC sera désormais habilitée à acquérir ces parcelles. Il faut lui donner carte blanche pour régler le problème du Papi», a insisté l’édile. Sans remettre en cause la validité de ce processus, l’élue d’opposition Anne Deniel a déploré le déficit de communication à ce sujet, étant donné que des particuliers pourraient être concernés. «C’est quand même leurs parcelles qui vont être préemptées, il faudrait les informer. Car les gens vont lire ça et ne vont pas comprendre. C’est quand même leurs biens, il faut les prévenir !» Le maire a alors rappelé que le Papi visait à protéger ces propriétaires et que ces préemptions étaient dans leur intérêt. «Ils ont des terrains, certains ne sont pas vendeurs. S’ils sont expropriés, ils diront qu’on ne les a pas prévenus !», s’agaça Anne Deniel. Le premier magistrat de la commune a rappelé que s’il y a expropriation, cela ne concernera que quelques mètres de part et d’autre des digues. «Il s’agit d’une défense contre le risque de submersion. C’est quand même normal qu’on prenne des bouts de terrains !»
«Je ne dis pas le contraire, mais c’est normal d’informer !», a rétorqué l’élue. Un autre élu a alors rappelé que la délibération ne portait que sur la modification de statut et que la question était simplement d’acter le changement d’interlocuteur en cas d’acquisition, voire d’expropriation. Avant que le maire ne rajoute qu’il y aurait, si cela devait se produire, une enquête publique au cours de laquelle les propriétaires auront le loisir de s’informer et de donner leur avis sur le projet. Les élus ont néanmoins convenu de diffuser l’information sur le site de la commune, dans les jours qui suivaient le conseil municipal.
 
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