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A la découverte des graffiti de Saint-Martin
Les murs de la citadelle, édifiés en 1681, regorgent de gravures inscrites dans la pierre par les soldats en garnison. Visite guidée d’un patrimoine méconnu
Qu’est-ce qu’un graffito* ? C’est un dessin ou une écriture gravés le plus souvent dans la pierre. «Pour faire simple, c’est tout ce qui est inscrit en profondeur dans la pierre», explique Marc Lévèque, directeur du musée des graffiti de Marsilly. En cela, il est différent du tag, dessin ou écriture superficiels disparaissant avec le temps. Il arrive parfois que les graffiti aient pour support les tuiles ou, plus rarement, le bois. A noter qu’on peut parler de graffiti à partir d’une simple date, même s’il arrive souvent que celle-ci soit accompagnée d’un nom, voire d’une fonction et parfois d’un dessin. Si la citadelle de Saint-Martin abrite autant de graffiti, c’est qu’elle fut une ville de garnison, où les soldats, qui devaient parfois compter les jours, prenaient le temps de laisser une trace de leur passage sur l’île. «Il s’agit presque exclusivement de graffiti réalisés par des soldats en poste, comme c’est aussi le cas au fort de la Prée, autre lieu de garnison», confie Agathe Aoustin, chercheur en charge de l’inventaire à la Communauté de communes (CdC). Les plus beaux exemplaires, et les plus accessibles, se trouvent sur la façade de l’ancien hôpital Saint-Honoré, actuel siège de la CdC de l’île de Ré. Certains graffiti sont extrêmement explicites, comme celui-ci : «Rouen est mon pays, Carlet, tambour en première ligne en 1853.» Lorsque c’est le cas, toute une recherche peut se faire pour déterminer à quel régiment appartenait le soldat et pourquoi il était en faction sur l’île. «Cela peut même nous éclairer sur certains pans de l’histoire de l’île de Ré», confie Agathe Aoustin.

* Mot italien, qui s’écrit graffito au singulier et graffiti au pluriel.

Retrouvez la suite de ce dossier dans le n° 69, vendu en kiosque sur l’île.

 
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