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Histoire - Rivedoux, le combat pour l’indépendance (2/2)
Né en 1928 de sa séparation avec Sainte-Marie, le village de Rivedoux, point de passage obligé à la sortie du pont, a connu une croissance importante depuis trente ans.
En tant que premier hameau (puis village) de l’île, Rivedoux joua depuis toujours un rôle de nœud au niveau des infrastructures. Point de départ des voyageurs sur l’île de Ré, elle fut depuis le début de xxe fut à la fois le débarcadère… et la gare principale de l’île, d’où le «tortillard», baptisé ainsi en raison de sa lenteur, desservait tous les autres villages rétais. La ligne, inaugurée en 1898, juste après la gare (1897), parcourait l’île sur 37 km de Rivedoux aux Portes et comptait pas moins de 277 passages à niveau ! Si le train fut abandonné peu après la Seconde Guerre mondiale, remplacé par des bus, les bateaux continuèrent à accoster à Rivedoux. De tout temps, la pointe de Sablanceaux, où furent installés de nombreux appontements, fut sujette à l’ensablement malgré la construction d’un épi de protection en 1921. Chaque année, il fallait draguer de chaque côté de l’appontement pour permettre aux bacs de continuer leurs navettes entre l’île et le continent! Le Gustave Perreau 1, en service de 1947 à 1958, était une péniche de débarquement venant d’Angleterre : d’une capacité de 45 voitures et 270 passagers, il effectua les rotations entre l’île et le continent jusqu’à la mise en service du pont en 1986. Le bac Gustave Perreau, deuxième du nom, fut lancé en 1963 à La Pallice. Il était accompagné du Gabriel Chobelet, construit en 1971 et pouvant embarquer 500 passagers pour 65 véhicules, ainsi que du Maréchal de Toiras. Avec la mise en service du pont de l’île d’Oléron en 1965, la régie des passages d’eau récupère les bacs de la ligne Le Chapus–Château-d’Ors. Dès les années 70, les débats sur l’opportunité d’un pont firent rage dans l’île (voir JdP n° 48). Avec l’inauguration de celui-ci le 19 mai 1988, Rivedoux allait connaître une métamorphose comme peu de communes en ont connu sur l’île. L’augmentation du trafic automobile fut énorme, avec toutes les nuisances occasionnées par la traversée du village : le nombre de véhicule atteint près de 2 millions dans les années 2010 ! Ces vingt dernières années, de nombreux aménagements ont été réalisés le long de la départementale afin de limiter la vitesse et de sécuriser le village. 

Retrouvez la suite de ce dossier dans le n° 70, vendu en kiosque sur l’île.

 
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