Météo
 
Rivedoux - Offensive sur le secteur du Défend pour «renaturer» le site
Une déclaration d’utilité publique, lancée conjointement par Rivedoux, Sainte-Marie et le Conservatoire du littoral, permettra le rachat à l’amiable des parcelles privées ou l’expropriation en cas de refus du propriétaire afin de rendre son aspect «naturel» au site.
 Depuis de nombreuses années, «le Conservatoire du littoral préempte des terrains dès que les propriétaires les vendent et augmente ses réserves foncières», rappelle Patrice Raffarin, maire de Rivedoux. A ce titre, deux propriétés bâties ont été préemptées à la pointe de Chauveau, face au phare, et les travaux de démolition ont débuté fin novembre. «L’objectif est de rendre au site son aspect naturel», explique le maire de Rivedoux. Mais cette initiative va plus loin puisqu’une déclaration d’utilité publique (DUP) pour réserve foncière a été mise en place, en collaboration avec la mairie de Sainte-Marie (le site est à cheval sur les deux communes), le Conservatoire du littoral et l’Etablissement public foncier. Cette DUP, dont le périmètre comprend une partie du Défend (la pointe essentiellement) et une partie du marais des Grands-Prés (côté Sainte-Marie), permettra des expropriations en cas de refus du propriétaire de la parcelle d’une acquisition à l’amiable. «C’est un acte lourd, qui doit permettre de construire un vrai projet pour ce site», souligne Patrice Raffarin. Par «projet», il faut entendre renaturation du site, avec des petits aménagements à la marge comme la création d’une aire de stationnement, «quelque chose de très modeste, pour éviter que les voitures circulent sur les chemins du Défend». Du coup, tous les propriétaires de parcelles situées dans le périmètre seront amenés à les quitter : le rachat à l’amiable est défini en fonction de l’évaluation des Domaines, soit 1,07 € le m2 pour des terrains vierges en zone naturelle. «Parfois, le prix peut être un peu plus élevé lorsqu’il y a un puits ou une construction sur la parcelle», explique le maire de Rivedoux. Exemple : les deux parcelles bâties préemptées dernièrement ont été rachetées plusieurs milliers d’euros, comme cette maison enterrée (voir reportage dans le JdP n° 40) acquise environ 90 000 €. Ce genre de maisons enterrées, dont il reste une dizaine d’exemplaires sur Rivedoux, avaient été construites à une époque où certains propriétaires avaient pu «jouer» avec la loi qui définissait une maison par toute structure dépassant du sol. Une maison sous terre n’en était donc pas une… Avec cette DUP, qui concernerait au moins une centaine de propriétés réparties sur les deux communes, Patrice Raffarin se réjouit de rendre son aspect «naturel et sauvage à un espace pollué visuellement par de nombreux éléments».
 
Immobilier et partenaires