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Immobilier - L’île de Ré, solide comme la pierre
Le marché immobilier connaît une embellie depuis un an, porté par des taux d’intérêts bas et par un contexte international incertain qui incite les particuliers à orienter leur épargne vers des placements sûrs. Explications.
«J’ai l’impression d’être 35 ans en arrière quand j’ai commencé dans le métier, où il y avait beaucoup plus d’acheteurs que de biens à vendre», explique Jean-Jacques Massé, expert immobilier à La Couarde. Le professionnel estime qu’il y aurait dix clients pour chaque bien. «Depuis l’été 2016, la reprise d’activité est assez dense», confirme Christophe Coussin, responsable de Hurtaud immobilier. Conséquence : dès que l’agence enregistre un mandat, il ne reste pas bien longtemps. Pour l’acquéreur potentiel, inutile de négocier à la baisse, au risque que la maison de ses rêves ne lui file sous le nez. «Si l’offre est trop basse, nous ne la retenons même pas», confie un autre professionnel. Pour expliquer la raison de cet engouement, il y a l’attirance pour la façade atlantique qui ne se dément pas. Depuis vingt ans, de plus en plus de retraités, venus de la région parisienne ou d’autres grandes villes de l’ouest, s’installent dans notre région. Ce qu’on vient chercher sur l’île de Ré ? Un microclimat, un cachet architectural, des espaces naturels et la convivialité. Bref, un lieu idéal pour se retrouver en famille, une sorte de refuge permettant de conjuguer la simplicité d’une balade à vélo ou d’un bain de mer avec le plaisir de partager un apéritif au bord de la piscine.
 
Un contexte national favorable
Si le marché immobilier rétais a ses propres spécificités, il est indissociable de son environnement national. Or, le contexte est depuis quelques années particulièrement favorable. Depuis la crise de 2008, les taux d’intérêt ont connu une baisse continue, passant de 5,19% en 2008 à 3,97% en 2011 et 2,33% en 2015. Selon les chiffres de la banque de France, le taux d’intérêt moyen s’est élevé à 1,55% en 2016, soit un niveau historiquement bas. Inutile de préciser que cela a incité les ménages à emprunter pour acquérir leur résidence principale…mais également leur résidence secondaire. «Avec des taux proches de 1%, les gens empruntent, et les stocks ne se refont pas. On court après les biens», confie Jean-Jacques Massé. Il en ressort un pouvoir d’achat immobilier en hausse : les ménages ont pu, en moyenne, acquérir 5 m2 supplémentaires par rapport à l’année précédente. Selon les chiffres de la Fnaim1, le marché de l’existant a connu un volume des ventes en hausse de 5,2% sur un an, avec une hausse des prix relativement modérée de 1,5%. Le marché du neuf, quant à lui, a fait preuve d’un dynamisme record, avec une augmentation de 11% des mises en chantier et de 18,3% des ventes de maisons individuelles.

Retrouvez la suite de ce dossier dans le n° 75, vendu en kiosque sur l’île.

 
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