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Incendie du centre de tri : quelles conséquences ?
Exploité depuis 2010, le nouveau centre de transfert des déchets, situé sur la commune du Bois-Plage, s’est embrasé dans la nuit du 5 au 6 octobre dernier. En attendant la reconstruction, qui pourrait être longue, les élus cherchent des solutions à court terme.
«A priori, il ne s’agit pas d’un incendie criminel, mais plutôt accidentel. Il y a des caméras sur le site qui ne montrent pas d’intrusion, mais il faut attendre le rapport d’enquête de décembre», explique Patrick Rayton, vice-président de la CdC en charge des déchets. D’après les premiers éléments recueillis sur place, le feu serait parti du hangar de stockage des encombrants, sans que l’on sache exactement ce qui a bien pu déclencher l’étincelle. D’ailleurs, le saura-t-on réellement un jour ? «Vous savez, les gens jettent parfois tout et n’importe quoi dans les encombrants, déplore Patrick Rayton. On y retrouve notamment souvent des piles au lithium, qui, en cas de frottement, peuvent s’enflammer. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, mais une auto-combustion en milieu fermé peut venir de plein de sources.» Du centre de tri inauguré en 2010, donc quasiment neuf, il ne reste aujourd’hui plus rien de la partie stockage de 3 000 m2 : seuls les locaux administratifs, situés dans une autre partie, ont échappé aux flammes. 
La suite des événements devrait se dérouler dans les bureaux des experts, avec la recherche des responsabilités pour savoir quelle assurance paiera la reconstruction. Là encore, il faut attendre le rapport d’expertise définitif pour en savoir plus, même si Patrick Rayton croit savoir que les choses se passent en bonne intelligence «entre l’assurance de la CdC et celle de l’exploitant». Rappelons que l’exploitation du site a été confiée à la Coved en 2015 par les élus rétais. Faut-il voir dans cet incendie une responsabilité de l’entreprise, qui n’aurait pas respecté certaines règles de sécurité ? «Dans un lieu fermé, on peut très vite avoir une accumulation de gaz très inflammables. Je pense qu’il s’agit plus d’un concours de circonstances», estime Patrick Rayton. D’ailleurs, ce genre d’incendie n’a rien d’exceptionnel, le lieutenant-colonel Gervais ayant confié que c’était le quatrième de la sorte qu’il avait vécu en Charente-Maritime…

Photo © SDIS 17 / Dimitri Labarsouque

Retrouvez la suite de cet article dans le n° 78, vendu en kiosque sur l’île.

 
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