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Ile de Ré : les sept sujets capitaux pour 2018
Nommé récemment premier vice-président du Conseil départemental, Lionel Quillet pourrait peser de son nouveau poids politique pour débloquer certains projets. Entre l’approbation du PPRL, les logements sociaux et les digues, il s’agira d’une année charnière. Bilan et perspectives avec le président de la CdC.
1 – Reconstruction du centre de tri : des délais raccourcis
«En dix minutes, un projet de 4,5 millions d’euros est parti en fumée», déplore Lionel Quillet, président de la CdC de l’île de Ré, au moment d’évoquer l’incendie accidentel qui a détruit 3 000 m2 du centre de transfert des déchets du Bois-Plage dans la nuit du 5 au 6 octobre dernier. Un équipement quasiment flambant neuf qui avait été inauguré il y a à peine sept ans et dont la construction n’avait pas été simple : la procédure administrative de mise en place de ce centre de transferts fut très compliquée à l’époque, et surtout longue puisqu’il fallut près de quatre ans du lancement des études et la sortie de terre du bâtiment. En cause : les normes propres à ce type de structure et les différentes règles de protection de l’île de Ré. La construction, réalisée en bardage bois avec toiture végétalisée, répondait à tous les standards environnementaux au point d’abriter un site de nidification pour les oiseaux. Pour parer à l’urgence, les déchets ont été envoyés tout l’hiver par camions sur le site de l’incinérateur de La Rochelle, et les Rétais n’ont pas vu de différence dans le service rendu. «Il faut rappeler que pour un territoire rural comme le nôtre, nous avons une structure lourde et qualitative. Le soir, les camions font 70 km aller-retour, avec un rythme de ramassage important», explique Lionel Quillet. Avec le redémarrage de la saison touristique en avril, le centre de La Rochelle ne sera plus en capacité d’accueillir les ordures rétaises, ce qui oblige les élus et l’Etat à trouver une solution provisoire. En attendant la reconstruction, une structure métallique avec bâches, reprenant les espaces de collecte différenciés de l’ancien bâtiment (les ordures sont regroupées par catégories dans différents boxes), permettra de stocker les déchets à moyen terme. Les procédures administratives ont déjà été effectuées et la CdC dispose de l’autorisation de permis de construire, grâce, selon Lionel Quillet, «à la très bonne réactivité des services de l’Etat». 
Quant à la reconstruction du centre, les élus tablaient, en se basant sur la procédure précédente, sur une durée de quatre ans et une réouverture au mieux en 2023. Là aussi, le préfet Fabrice Rigoulet-Roze s’est montré plutôt efficace en sollicitant le ministère de l’Environnement afin de réduire autant que possible les délais, notamment ceux de l’instruction pour laquelle les questions-réponses entre la CdC et la préfecture seront raccourcies. Du coup, Lionel Quillet envisage un dépôt du permis de construire en 2019 et la construction du bâtiment en 2020. Soit un gain d’environ deux ans sur la marche habituelle, ce qui est une bonne nouvelle. En attendant, il s’agit de boucler les expertises : si l’on sait aujourd’hui que l’incendie du 6 octobre fut d’origine accidentelle, les assurances des différents protagonistes cherchent à déterminer les responsabilités. Par ailleurs, une analyse est en cours sur les «voiles» de béton du bâtiment, afin de déterminer si ceux-ci ont été au non endommagés par la violence de l’incendie, et de savoir s’il faudra les remplacer.

Photo © SDIS 17 / Dimitri Labarsouque

Retrouvez la suite de cet article dans le n° 79, vendu en kiosque sur l’île.
 
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