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Histoire – Loix, une île dans l’île (2/2)
Longtemps à l’écart du fait de son enclavement géographique, le petit village du nord de l’île a longtemps vécu du commerce de l’or blanc, avant d’être touché de plein fouet par la crise salicole. Mais les Loidais, ces «paysans de la mer», ont plus d’un tour dans leur manoque. (Suite du JdP n° 79)
La loi sur les congés payés de 1936 mettra un certain temps à produire ses effets sur l’île de Ré (un Français sur quarante par alors «voir la mer»), et il faudra attendre les années 60 pour parler de tourisme de masse, avec un Français sur cinq prenant désormais la route des vacances. Comme pour les autres villages de l’île, cette activité touristique coïncide avec la mise en service de bacs modernes (ainsi que la création d’appontements de part et d’autre des pertuis) et avec le lancement de campagnes publicitaires dans la presse pour promouvoir le territoire. Le premier rapport d’urbanisme de l’île de Ré, en 1957, évoque le chiffre de 40 900 estivants, qui vont essentiellement au Bois, La Flotte, La Couarde et Les Portes. Dès les années 60, le tourisme devient la principale ressource économique de l’île, estimée en 1968 à 40 millions de francs, soit 60% des valeurs produites et Loix commence à en profiter. C’est le début de son «ouverture» sur l’extérieur, dont sa colonie de vacances des PTT, ouverte en 1957, représentera un symbole fort. 
 
L’ouverture sur l’extérieur
A l’origine, il s’agissait de la demeure d’un particulier, dite de la Fantaisie, qui avait transité au xviiie siècle entre les mains d’un marchand, Charles Hullin, des sœurs Coquart de La Flotte puis d’André Large, marchand et entrepreneur du roi aux digues de l’île de Ré. Après avoir appartenu tout au long du xixe siècle à différentes familles, l’ensemble du terrain et des bâtiments est finalement vendu en 1951 à l’Association des œuvres sociales des Postes télégraphes et téléphones (PTT) «qui aménagera les bâtiments et en fera ériger plusieurs autres pour créer une colonie de vacances». La création de cette colonie au milieu des années 50 marque un tournant important dans «l’ouverture» du village, accueillant chaque année plus d’une centaine d’enfants venus de la France entière, faisant par la même occasion connaître l’île de Ré et Loix à leurs parents. Certains reviendront par la suite régulièrement dans le village et finiront même par y acheter une résidence secondaire…
A partir des années 60, la pratique des sports nautiques se développe grâce à l’école de voile qui s’installe à côté de la plage de la Petite-Tonille. Suivront ensuite plusieurs petits hôtels de quelques chambres, puis le camping de Narval. Avec le développement du tourisme et sa sortie de l’anonymat, Loix commence à attirer les résidents secondaires, et d’anciennes maisons ou bâtiments agricoles sont rénovés pour les transformer en confortables demeures de vacances.

Retrouvez la suite de cet article dans le n° 80, vendu en kiosque sur l’île.
 
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